Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 10:33

EUTHANASIE

 

Sept mois d’auditions pour pratiquement recopier l’ancienne loi du même auteur. Cela ressemble beaucoup à une mascarade, et, un joli petit livre à faire paraître.

Je n’ai absolument rien contre le docteur auteur de la loi qui porte son nom, sinon qu’il est bien jeune (60 ans) à côté de moi (84 ans). Il respire la joie de vivre et c’est normal pour quelqu’un qui, sans doute n’a jamais souffert, comme moi, comme ma mère décédée après six mois de …tortures. Il est si jeune, qu’il n’a jamais connu la vieillesse, ni la dépendance. Il raisonne avec son âge et sa santé et non comme ceux qui sont dépendants et en fin de vie.

Plus tard, au cas où il deviendrait dépendant, il saurait comment faire pour mettre fin à ses jours en douceur, ou pourra se payer une maison de retraite dite de confort.

Il n’a certainement jamais été humilié, infantilisé etc… Donc, il fait partie de ces gens inaptes, incompétents qui croient savoir ce que les vieux ressentent et veulent, et, sans le leur demander.

Pour preuve :

Dans un article paru dans la Presse de la MANCHE le 03-11-2008 : Monsieur Jean-Marc LEMONNIER, souffrant de la myopathie des ceintures, et, depuis 28 ans cloué dans son lit, coupé du monde.

Il avait enregistré sur son petit magnétophone, tout ce qu’il pensait et subissait. Voulant en faire un livre, il fait appel à un « nègre ». Une dame se présente. Lorsqu’elle lui apporte les premiers chapitres : « Elle écrivait ce qu’elle percevait, mais ce n’était pas moi. Or, il s’agissait bien de ma vie ». Fiasco.

04-12-2008

Louis LAROSE.

EQUEURDREVILLE.

Par Siuol
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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 10:40

LES JUSTES ?

 

 

Vous jouez aux justes

Politiques, bien pensants, guérisseurs de tous poils

Vous pensez détenir la vérité

Au nom de qui, au nom de quoi ?

 

La personne qui souffre,

Quelque soit sa douleur

Vous ne la ressentez pas

Et statuez sur son cas

 

Vous condamnez indûment à souffrir

De braves gens qui ne demandent qu’à mourir

N’en pouvant plus, n’ayant plus d’avenir,

L’âme en détresse, le plus tôt partir.

 

Êtes-vous sûr que ce ne soit pas de la lâcheté ?

Vous êtes là pour porter secours,

Mais dans certains cas, le secours, c’est ma mort rapide

Or, vous imposez le supplice de la mort lente.

 

Vous êtes la cause de nuit atroces

Vous êtes aperçus comme des êtres hideux, ricanant

Et non comme des hommes en blanc.

Ne serais-ce pas de la pitié immonde

Qui mènera à la révolte d’un monde.

Ô ! Justes, vous êtes la honte.

 

Ainsi, armés de préjugés

En bourreau vous agissez.

Ô ! Justes, nous sommes ceux qui ne veulent pas souffrir,

Face à la dépendance, nous préférons partir.

Nous ne voulons pas ruiner la société

Durement saignée comme on saigne un goret.

Nous voulons mourir en être humain

Pas en loque infâme, méconnaissable,

Pour vous, nous sommes des êtres maudits,

Nous sommes bien petits face à des lobbys.

Par Siuol - Publié dans : FIN DE VIE
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Jeudi 4 décembre 2008 4 04 /12 /Déc /2008 10:47

VISITE AU MOUROIR

 

 

Pourquoi êtes-vous en ce lieu lugubre ?

Loin de votre bon Dieu incrédule

Isolés du monde des vivants

A petit feu crevant, là, gisant.

 

Que faîtes-vous en ce lieu, spectres alignés ?

Dans l’indifférence, soit disant soignés

Avez-vous tant péché pour être ainsi traités

Pour quels crimes vous a-t-on condamnés ?

 

Est-ce un désir de faire souffrir

Pour ainsi les détenir ?

Est-ce le désir de punir

Pour en souffrance, maintenir ?

 

Qui vous a jugés

Sinon le tribunal de la foi ?

Qui a dicté la sentence

Sinon ceux qui font les lois ?

 

Que voyez-vous lorsque vous fermez les yeux

Sinon des spectres hideux

Crachant la foudre par la bouche et les yeux

Menaçant de mort tous ces gueux.

 

Qui êtes-vous êtres morbides

A la respiration pénible ?

J’entends vos murmures pathétiques

La mort au plus vite.

 

Combien parmi ces morts vivants

Auraient préféré mourir

Avant d’être dépendants ?

Par Siuol
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 10:14

                                                                  BIEN VENUE SUR LE BLOG DE SIUOL

 

 

Poèmes écrits au gré de ma pensée, du vécu, des souvenirs et de la vie courante.

C'est sans aucune prétention que j'ai commencé à écrire des poèmes à l'âge de 75 ans, mais c'est bien par plaisir.

 

Bonne lecture et indulgence

 

SIUOL

Par Siuol
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 10:22
Des petits êtres différents des autres enfants
Ils sont là dans leur fauteuil roulant
Tout sourir gardant
En l'avenir espérant.

Ils sont là, avec le visage de la gentillesse
A tout le monde, un sourir adressent
Ils sont là, au milieu d'une foule acquise à leur cause
Dans un décor grandiose
Pour relever un défi, vaincre la maladie
Et comme tout le monde avoir une vraie vie.
Pour eux, c'est peut-être l'aurore qui blanchit le ciel
Sera-t-il complètement dégagé avant la nuit éternelle?

Ô! douleur, pourquoi t'attaquer à ces petits êtres sans défense
Déjà que rien ne récompense,
Cette frêle petite âme, tu la ravages
Sur ce frêle petit corps tu te livres au pillage.

Que sont-ils à côté de tous ces enfants trop gâtés
Etouffant au milieu d'un monticule de jouets
N'en n'ayant jamais assez?
Frappés par le sort,
Conscients de leur sort
Confrontés à une réalité
Demandent seulement de pouvoir marcher,
Courir, danser, jouer à la ronde
Tout comme les autres enfants du monde.
Il faudrait extirper de leur corps ce monstre hideux
Et pourtant, et pourtant, ils paraissent heureux
Avec résignation assument leur handicap
Aucun signe de jalousie ne leur échappe.

Qu'ont-ils commis
Pour être ainsi punis?
Captifs d'une maladie génétique
Rêvent sans doute à la charmante fée
Qui d'un coup de baguette magique
La maladie, l'aura tuée.
Les décors, le cadran, les lumières, miroirs?
En ce jour dans leurs yeux, l'espoir
Espoir que les chercheurs terrasseront
Ces affreux gênes, avec les dons
Si on pouvait ne pas les décevoir.

On devient humble à souffrir
A tous donne une leçon de stoïcisme,
savoir souffrir et sourire
Ne demandant qu'une chose: guérir
Devant leur cas, font preuve de réalisme.
Par Siuol
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