Clopine devant la maison
Handicapé par les douleurs
Se plaint souvent, mais sans pleurs.
Ca partira avec la bête dit-il
D’une façon tellement tranquille
Que personne ne s’en soucie
Comme si, il avait ouvert un parapluie.
Tous les jours, assis sur une grosse pierre
Casquette sur les yeux, rabattue
Les protège du soleil , la haut dans les nues
Bâton entre les jambes écartées
Mains sur la poignée, appuyées
En position statuaire.
Encore bon œil, il observe,
Face à lui, les chemins divergent.
Réfugié dans son mutisme
Son observation est latente (ne se manifeste pas).
N’est plus de ce monde, son charisme
A ses paroles, aucune personne n’est adhérente.
Le soir, avec ses yeux fatigués
Il scrute la voûte étoilée
Attiré par cette immensité
Il semble parler au silence de la nuit
Trouvant une paix intérieure,
Il sourit.
Réfugié dans son silence
Subit sa pénitence
Pas encore mort, mais écarté des vivants
Puisque, en lui, plus rien n’est attirant.
On oublie, tout ce qu’il possède en tête
On néglige cet immense pense bête
Rangé au rayon des vieilleries
En attente que la mort lui sourie.