On nous impose une façon de mourir, le plus tard possible, malgré la souffrance, la dépendance, la déchéance et l’humiliation. La retarder au-delà du ridicule.
On nous impose le supplice de la mort lente.
Deux jugements récents, dont l’un condamne et l’autre acquitte (appel du Procureur), laissent à penser que dans le premier cas, on légalise la torture en France et dans le second cas, (sauf verdict différent en appel), on légaliserait l’euthanasie.
La mort doit devenir individuelle. Chacun doit décider du moment de sa mort (sauf accident bien imprévu).
Que craint-on ? Des suicides massifs ? Ils seront sans aucun doute justifiés par de multiples raisons. Ils sont déjà de plus en plus nombreux chez les personnes âgées.
D’une part toutes les douleurs ne pouvant être supprimées, d’autre part, l’appréhension à la dépendance qui est une forme de déshumanisation de la personne ou encore, l’impossibilité de se soigner à cause de la fameuse franchise, sans oublier certaines formes de racket qui se pratiquent, hélas ! Dans certains établissements. Déjà, un français sur sept ne se soigne plus.
Est-ce spectaculaire et doux à entendre dans un hôpital, une vieille dame hurler tuez-moi, tuez-moi, tellement elle souffrait ?
Donnons à ceux qui le demandent, le nécessaire pour mettre fin à leurs jours, au moment choisi par chacun d’eux. Sinon, on n’aura pas fini de voir des corps humains se balancer au bout d’une corde, de repêcher des cadavres dans les plans d’eau, de têtes trouées par des projectile d’armes à feu.
D’autre part, est-ce une forme de grandeur pour une nation d’avoir comme objectif, des millions de dépendants, d’avoir des milliers de centenaires, dont, à part quelques forces de la nature, sont des morts vivants ? Est-ce la grandeur d’une nation que d’avoir une jeunesse qui bat des records de désemparés, drogués et alcooliques ? Où est l’erreur ?