A chaque génération, sa société
Elle est conditionnée par le progrès
Laissant de côté celle qui l’a vue naître
Pour une qui vient de naître.
Tout avance à grands pas
Et nous grands parents à tout petits pas
On devient vite le rebus de la société
Dont il est difficile de s’en débarrasser.
La famille se disperse dans la nation
Le travaille l’appelle en d’autres lieux
Voir sur d’autres continents, pour être mieux
Rançon de l’évolution.
Lorsque naissent les petits enfants
Joie des parents et des grands parents
Prés desquels on a recours
Pour la garde ; roue de secours.
Lorsque naissent les arrières petits enfants
C’est comme si on s’éloignait loin, très loin dans le temps
En agitant un mouchoir en signe d’adieu
Quelques larmes au coin des yeux
Ceux-là viendront peut être nous visiter
Comme on va voir des monuments de l’antiquité.
Vieillir, c’est mourir un peu chaque jour
C’est la perte progressive de la condition physique
C’est, glisser vers le rejet de l’opinion publique
C’est subir un isolement au grand jour
La route peut présenter des contours mais, jamais de demi-tours
Ni de sortie de secours.
S’installe comme une gangrène
L’absence de l’indispensable chaleur humaine.