Orchestrée par qui ?
Rapporte à qui ?
Sur son lit d’hôpital, il gît
La gangrène agit
On lui coupe un pied, une jambe
La gangrène change de jambe
On lui coupera l’autre pied, l’autre jambe
Et la gangrène, où, elle agira ?
Il n’a pas la chance du petit poucet
Par l’ogre est rattrapé
Les grandes dents mordent dans les chairs
Et savoure sa colère
La lutte est inégale
L’issue est connue
Le corps médical essaye de soulager le mal
Mais ne peut rien pour le moral
Par les anesthésiants drogué
Sur son lit cloué
Incompréhension dans son regard
De ses yeux quelques larmes de désespoir
Les visiteurs là, comme des ombres
Ce silence d’outre tombe
De qui dépendons nous ?
De la fatalité ou des vautours ?
Que de souffrances inutiles, physiques et morales
puisque ce corps est condamné à périr
L’aider à mourir ?
Opposition d’une religion ringarde
opposition par un code de déontologie médicale
Prétendant à tort accompagner à mourir sans mal.