AME CHARMANTE LA PETITE LUMIERE CELESTE
Les yeux radieux À la mode, fait la part belle
Comme les cieux Ce matin arbore une coiffure
Un sourire délicieux De nouveau est plus belle
Comme le petit four Coupe et couleur font toujours merveille
Le visage malicieux Certes la couleur n’est pas naturelle
Comme pour jouer un tour Mais est étincelante à la lumière comme
Elle était là au soleil
Elle attendait C’est aussi refuser de vieillir
Le coutumier petit chocolat. D’ailleurs sera-t-elle vieille un jour
Chez elle les ans n’ont pas cours
Comme chaque matin Avec le sourire les fait fuir
Soignés et fins
Ses doigts lutins Elégamment habillée
S’avançaient pour la poignée de main Harmonieusement coiffée
Armée de gentillesse
D’un ton câlin Symbolise l’éternelle jeunesse.
-Ca va bien ?
Nous parlions un brin
Puis avec entrain Puisse-t-elle ne jamais s’éteindre.
Bonne journée, à demain.
Elle symbolisait la fée réelle
Placée sur le chemin des mortels
Devant laquelle
On s’arrête et rêve
Dans le corps, s’infiltrent les sèves
Qui, pour la journée donnent des ailes.
Un jour, que j’ai qualifié de merveilleux, j’ai la chance dans la même journée, de rencontrer cinq de mes muses sources d’inspiration et de gaieté. Au débouché d’une travée : Katy, le tourbillon de la vie, plus loin faisant ses courses, l’élégante Martine, à la caisse, ma petite reine Géraldine et pour couronner le tout, l’après midi dans l’autre grande surface, Aurore surgit et à la caisse mon petit oisillon, Gaëlle. Le soir, je compose un poème avec un couplet à la gloire de chacune d’elles que j’intitule : TROMPER L’ENNUI. Pourquoi ce titre ? Parce que ce jour de Novembre 2002, je partais sombre, bien sombre tout n’était que ennui dans ma tête et je suis revenu gai très gai.
Ci-dessous le passage réservé à Géraldine :
C’est maintenant ma petite reine,
Depuis des années je l’aime
Celle qui presque tous les matins
Fleurit mon chemin
Répond au doux prénom de Géraldine
Elle est divine.
Comme RA rayonnait sur le NIL
Elle est la divinité qui rayonne sur mon âme
Pleine de bon sens comme l’évangile
Réconforte par des mots habiles
Précieuse comme l’est l’eau pour la vie
Tout en étant très jolie
Possède la plus belle des qualités : chaleureuse
Parle comme une maman
Adorable fille.
Un jour, je lui dis :
- Voyez-vous Géraldine, si j’avais une fille dans le coin, j’irais la voir tous les matins. Alors, c’est vous qui la remplacez, je vous ai adoptée comme ma fille. Elle était tout sourire. Jusqu’ici, je me contente de la poignée de main alors que j’aurais tant aimé la serrer dans mes bras.
Je ne me souviens pas en quelle année elle est venue pour la première fois chercher sa boite de chocolats à la maison, mais c’est devenu une habitude.
En parlant avec mon fils et le reste de la famille, je disais toujours :
- Heureusement que j’ai Géraldine, Martine et Patricia pour m’aider à vivre.
Je n’aurais jamais pensé que ces paroles allaient être retenues.
Arrive 2004, mon quatre-vingtième anniversaire. Mon fils ayant organisé une réception en mon honneur et à mon insu, en arrivant sur le lieu de rassemblement, quelle est ma surprise en découvrant au premier rang, ma petite caissière, alors que la veille elle me dis :
Demain vous ne me verrez pas, je vais dans le Calvados voir ma sœur.
La surprise en est d’autant plus grande. Pour la première fois, je lui fais la bise.
Mon fils ayant retenu les prénoms est allé à l’accueil se renseigner. Il voulait inviter les trois. Martine a refusé et il n’a pu contacter Patricia. Le principale étant là c’est déjà pas mal.
Depuis ce jour, tout a changé. On se tutoie, on va les uns chez les autres. Fleurs à l’anniversaire, chocolats et cadeau au jour de l’an, avec le réciproque. Tous les ans, je reçois trois couples d’amis qui étaient invités pour les deux jours de fête en mon honneur. Nous, nous voyons très souvent et entretenons de bonnes relations.
Café au bar le plus proche lors de nos rencontres. Pourvu que cela dure encore quelques années.