Mois sombre, Du répit, on en aurait besoin
En son premier jour Peut-être à la SAINT MARTIN ?
Tous les Saints sont honorés ; Son été ferait du bien
En son deuxième jour Si un beau matin
Aux morts vont nos pensées. Se trouvait sur notre chemin.
Dés que Novembre s’annonce Mois de solitude
La pensée devient sombre Journées lugubres
En prévisions de jours à se morfondre Tout comme les vitres couvertes de buées
De maladies en suspens, Les yeux par les larmes sont embués.
A la mort on pense,
Par qui ça commence ? Premiers frimas ;
Les nez rougissent
La pluie de l’automne Les pieds s’engourdissent
Sur les vitres résonne Il faut poursuivre son chemin de croix.
Sur les visages dégouline
Dans la tête ravine. Les cloches sonnent le glas
Demain dans la presse, les remerciements
Au suivant.
A chaque vacance, nous continuons d’avoir les trois petits enfants à la maison. Aux grandes nous les avons un mois et l’autre, ils le passent avec les parents. Trois, cela fait du travail surtout lorsqu’ils sont petits mais en grandissant, cela devient plus délicat.
Petits, nous les emmenons, l’été à la mer sans oublier la campagne, mais chaque après midi, c’est le goûter dans un bar, pain au chocolat et jus de fruit. C’est le moment le plus attendu par eux. Nous leur apprenons à laisser la table propre pour partir. En arrivant, chacun d’eux reçoit un essuie tout pour mettre sur la table, par hygiène et pour ne pas salir la table et pour partir, tout est ramassé dans un sac plastic que nous emportons pour notre poubelle et cela marche très bien. En vieillissant, vers les 14, 15 ans, ils ont l’air de s’ennuyer, c’est le moment de leur dire :
- Si vous, vous ennuyez avec nous, il faut rester avec vos copains, je ne veux pas vous obliger à venir de force, c’est à vous de décider.
Et c’est comme cela que ça s’est terminé, bien contents de rester avec les copains nantais et leurs habitudes. Pour des ados, la compagnie des vieux ce n’est pas le rêve et je le comprends bien.
Depuis la retraite, nous prenons nos vacances en juin, moins chargé en vacanciers et jour plus longs.
Au point de vue santé, dans le début de la retraite, la Marquise est prise de douleurs dans les os et avec une radio, le docteur diagnostic la maladie de la Paget (du nom du docteur qui l’a découverte), médicaments et, conséquence plus de travaux de force tels que aspirer les poussières etc… Nous sommes bons pour prendre une femme de ménage.
En ce qui me concerne, ne pouvant plus jardiner, je mets le jardin en pelouse et je garde simplement les deux plates bandes pour les fleurs. Une crise de lumbago me cloue au lit pour quelques jours avec visite du docteur. Mais le plus grave, c’est le fameux mal de dos, les lombaires. Cela fait très mal la nuit lorsque je suis couché mais j’en trouverai la cause après avoir tenté la relaxe et la planche dans le lit. La cause : depuis je suis remarié, nous regardons le soir la télé assis dans le divan et le mal vient tout simplement de ce foutu divan.
Achat de fauteuils Voltaire et le tour est joué mais je ne supporte pas le couchage dans n’importe quel lit.
Un copain de rencontre me parle de recherches généalogiques et cela me tente. Donc à mon tour je plonge et ma foi j’y trouve beaucoup d’intérêt. Un ennui, au fur et à mesure que j’avance il me faut me déplacer et ça va poser un problème. Ma femme dite la marquise qui ne s’intéresse à rien, ne veut rien entendre et s’il faut se déplacer, je l’emmène pour ne pas la laisser seule et au lieu comme je l’aurais désiré de m’aider, elle reste dans l’auto à m’attendre en dormant. De sorte que lorsqu’il aurait fallu aller aux archives départementales pour pouvoir continuer où nous aurions du partir le matin et manger là-bas pour avoir plus de temps à rechercher, madame refuse de venir. J’ai du arrêter avec la consolation d’être remonté assez loin (1725), c’est déjà pas mal. Il n’y a plus d’état civil, il faut rechercher dans les églises et c’est parfois très mal écrit et manque de renseignements.
Au bout de sept années, c'est-à-dire à l’âge de 65 ans, je constate du jour au lendemain un petit changement dans mon état physique, pas catastrophique, ais une petite lassitude et un peu moins volontaire au travail, bah ! On s’y fait très bien.
Depuis l’histoire de la Paget, madame a une femme de ménage et a tendance à se laisser vivre. Ce n’est déjà pas marrant une vieille fille avec ses manies. J’ai supporté et je supporterai puisque je voulais une compagnie quelque en soient les conséquences, j’assume. Je lui ai peut-être accordé trop de faveur en somme, trop gâtée. Certes, elle est très soignée, je dirais même à l’excès. Côté intelligence, c’est un très petit cerveau qui ne s’est pas développé. Elle ne s’intéresse à rien, ne joue à aucun jeu, ne lit pas et à la télé s’endort devant le petit écran, comment discuter avec elle, nous n’avons aucun sujet de discussion. Résultat, je n’ai pas une compagnie mais seulement une présence, je ne dois pas compter sur elle pour me distraire. En plus, elle a horreur d’aller visiter tout ce qui est art et compagnie.
Lorsque les petits enfants viennent en vacances, je dois m’occuper de tout, toilette et bouffe.
Les relations avec la famille du coin se distendent. Les frères et la sœur ont des enfants et petits enfants et n’ont pas le temps de s’occuper de ceux qui n’en ont pas ici. Certes, si on les invite, ils acceptent.
Les relations avec les voisins sont bonnes dans l’ensemble mais comme tout le monde sont victime de cette foutue société qui a basculé dans l’indifférence, l’insouciance et le chacun pour soi.
Je me souviens avoir invité quatre couples de voisins pour un apéritif ou du moins pour le champagne. Tous ont accepté, l’ambiance parfaite, ils sont repartis très gais. Je pensais que quelques-uns auraient remis ça, or, cinq, six ans après, toujours rien. Je me demande pourquoi ? J’ai peut-être placé la barre trop haute en donnant trois bouteilles de bon champagne et que cela leur reviendrai à trop cher ? Je pense que chacun doit faire en fonction de ses moyens et non pas en fonction de ce que l’autre a fait. Ce qui compte c’est d’entretenir l’amitié entre voisins.
D’autre part, je n’ai pas comptabilisé les services rendus à la famille comme aux voisins. Je suis un personnage qui ne sait pas dire non lorsque on me demande un service. Je ne compte pas les kilomètres parcourus et les litres d’essence dépensés pour eux car tous les services rendus sont entièrement gratuits. J’avoue aussi que je suis très heureux de rendre service, si ce n’était pas un plaisir, il ne faut pas le faire. Je déplore l’individualisme.
Voilà dans quel pétrin je me trouve. En dehors d’aller à Nantes dont les voyages s’espaceront avec la montée en âge des petits enfants, et les visites que les Nantais nous accorderont, il y a beaucoup d’espace pour la solitude. Ce qui quelques années plus tard m’amène à composer un poème sur la solitude que voici :
LA SOLITUDE A DEUX
Solitude Les joies de l’un
Mot lugubre Pour l’autre ne sont rien
Aux oreilles cogne Les peines de l’un
Dans la tête résonne. Pour l’autre ne sont rien
L’un se dévoue pour l’autre
C’est vivre seul sans l’avoir demandé Sans le juste retour des choses.
Ayant perdu sa moitié
De la société rejeté Il est des instants de déprime
Pour être incomplet. Où le besoin de se confier à un intime
Se heurte à l’égoïsme.
Pour supprimer une solitude À la solitude, conduit l’individualisme
Unir deux solitudes
A chacun ses habitudes La pitié de l’un
Hélas ! A deux la solitude Fait le bonheur de l’autre
Rien de commun L’ingratitude de l’autre
L’un s’intéresse à tout Fait le malheur de l’un
L’autre à rien
Aucun sujet de discussion commun Nos deux solitudes cheminent en
Deux étrangers juxtaposés parallèle
Ne parlant pas la même langue. Rien de commun entr’elles,
Rien dans une cervelle
Sinon la maladie du sommeil.
Depuis mon opération, je hais les repas de famille qui consiste pour moi à regarder les autres manger et boire. Je reste de cire, je ne participe pas à la fête et je souffre beaucoup, je préférerais être seul chez moi mais je ne peux refuser les invitations surtout venant de mes propres enfants et petit enfants, comme pour Noël par exemple. Je me sens un empêcheur de tourner en rond et parfois j’en ai honte.
Devant une telle situation, un jour j’en prends vraiment connaissance et décide de réagir positivement. A partir de ce jour, je garderai le sourire, je serai avenant avec tout le monde. Je parie de sourire devant un verre d’eau et du pain sec. Je dis, je suis puni et j’assume.
N’ayant pas de plaisir à la maison, je décide d’aller voir ailleurs. Entendons nous bien, je ne délaisse pas la maison et la marquise mais j’ai besoin de gentils sourires au long de ma vie.
Il faut que le long de ce chemin je trouve des oasis, ces endroits où on trouve un peu de fraîcheur tout en se désaltérant. J’ai toujours apprécié la compagnie des femmes et c’est de ce côté-là que je me dirige. Le hasard fait bien les choses. Je ne vais raconter ni énumérer toutes les petites femmes qui ont égayé mon chemin, j’en ai beaucoup parlé dans le livre de ma vie (tome IV).
Peut-être la chance d’habiter près d’une école, je remarque une maman qui vient conduire et rechercher son enfant et cela tous les jours. Mes dons de psychologue vont me servir.
Cette dame s’ennuie chez elle seule, la vie est mal faite quand même. Alors qu’elle passe devant la cour, je me suis arrangé pour y être, je lui dis bonjour et elle me répond très gentiment. Le contact est établi. Nous avons des sujets de discussion sur tout, fleurs, loisirs et culture. J’irai plusieurs fois chez elle prendre un thé et parler parfois plus d’une heure, elle viendra aussi à la maison, même avec son mari et au jour d’aujourd’hui nous avons encore des contacts. Ca change de ma marquise.
Les mamans de l’école deviennent ma cible et j’en connaîtrais pas mal dont une particulièrement qui nous a adoptés avec juste retour des choses.
C’est inouï ce que ces jeunes femmes qui acceptent de côtoyer un vieux peuvent agrémenter la vie de quelqu’un. Tous les matins, des sourires, des rires, des blagues, c’est réchauffer le cœur pour la journée entière et la vie est plus belle, c’est donner le plaisir de vivre.
FLEURIR SON CHEMIN
Le monde extérieur change Accueillir les jeunes souvent
Avec lui, changes. Comme on fleurit son appartement.
On ne peut retrouver sa jeunesse Rester en retrait d’eux
On peut prolonger sa jeunesse. Tout en étant près d’eux.
Vivre l’amour de son temps Suivre l’événement
Et non celui de ses vingt ans. Ecouter attentivement.
Compenser le visage fané Etre au service de l’autre
Par une jeunesse d’esprit. Réconforter l’autre.
Avec l’expérience de l’âge S’occuper le corps et l’esprit
Démontrer qu’on apprend à toute âge. Ce que le médecin n’a pas réussit.
Apporter son savoir Ne pas croire que nos tâches sont terminées
A ceux qui croient tout savoir. La durée de vie est indéterminée.
S’approcher des jeunes de maintenant Vivre avec ses bons souvenirs
C’est retrouver l’âme de ses vingt ans. Les mauvais les occire.
Les mamans des écoles, c’est comme le vin, il y a des années de bon cru et des mauvaises. Une année, par exemple pas une seule n’a dit bonjour que des pétasses qui ne doivent pas aimer les vieux. Certaines, après des années sans se voir, au hasard des rencontres arrêtent pour me dire bonjour et faire un brin de causette. Sans vouloir être mauvaise langue, je dois dire que la discussion avec elle est plus gaie que avec les vieux de notre âge.
Ce n’est pas marrant de rencontrer des vieux, même des anciens copains :
- Bonjour louis, comment va ?
- Bonjour Jojo, comment va ?
Et c’est parti et de raconter tout ses maux. Moi, j’évite d’en parler, je réponds simplement :
- Que veux-tu, à notre âge on ne guérit plus, on stabilise le mal et les nouveaux maux s’ajoutent, il faut en prendre son parti, il faut faire avec.
D’autres ne font que de parler d’eux-mêmes et de leurs enfants et n’ont même pas la politesse de t’écouter si tu arrives à placer une parole. Tous n’ont comme discours que leurs problèmes comme si les autres n’en avaient pas.
Alors j’ai écrit un poème sur la vieillesse et sur le mouroir que voici :
LA VIEILLESSE LE MOUROIR
Avec la vieillesse, la vie va tant bien que mal Entreposés pour finir leurs jours
On ne guérit plus le mal Les restes de ce que furent des êtres forts
Au mieux, on le stabilise Dans une pièce où plane l’ombre de la mort De nouveaux maux s’ajoutent aux précédents Pour un plus ou moins long séjour.
Comme l’addition fait une somme
L’être se démoralise Les facultés déclinent jour après jour
Le bateau fait eau de toute part Un mur antibruit s’érige
C’est le désespoir On devient sourd
Pour soulager sa souffrance C’est le silence perpétuel
On voudrait la faire partager Un épais rideau se tire
Pour cela en parler On a perdu le jour
Mais les litanies n’intéressent personne C’est la nuit éternelle.
C’est comme une recette ratée d’avance
Aucune chance. Plus besoin de carillon pour égrener les heures Plus besoin de calendrier pour situer le jour
Lorsque vient la sénilité Plus besoin de visite pour agrémenter le séjour
C’est l’errance dans la cité Plus besoin de menu, le repas n’a plus d’odeur
Comme la taupe sortie de son trou Plus besoin d’ouvrir la bouche on a perdu la
N’a pas de garde-fou. Saveur.
Les articulations craquent, coincent, crient Là, prostrée, au stade de fossile
Comme la vieille grille rouillée du cimetière Le menton sur le nombril
Abandonné. Le reste de ce qui fut une femme gracile
Prothèses et canne aident à se déplacer Comment imaginer une reine de beauté
Mais la colonne plie. En cette figue desséchée.
Déchets de la société Ici, le reste de ce qui fut un homme
On rechigne à les soigner Du spectre en est la copie conforme,
Deviennent des encombrants Dans ce qui fut un sexe, une sonde
Or, que fait-on des encombrants ? Pour le cul une couche en guise de bonde
Ils sont portés à la déchetterie Une aiguille dans ce qui fut une veine
Ainsi disparaissent des êtres Pour nourrir un corps dont l’espérance de
Autrefois solides et chers vie est vaine.
Solides comme des récifs bravant la tempête
Maintenant épaves gisant sous terre. Qui étaient ces êtres décharnés, déformés ?
Peut-on imaginer des ancêtres forts, beaux
La vieillesse, c’est le mur qui s’écroule et gais ?
Et la ruine c’est l’isolement Peut-on vivre en ce monde
Les ruines en pierres se restaurent Alors qu’ils sont coupés du reste du monde
Et prennent un nouvel essor Plutôt des survivants dans un autre monde
Celles des êtres humains Quelle image garderont en leur mémoire
Disparaissent sans lendemain Les petits enfants venus les voir ?
Parfois dans le dénuement. Les prolonger est aussi raisonnable
Que d’arroser les racines d’un candélabre.
Evidemment, ce n’est pas très réconfortant mais c’est peut-être ce qui nous attend. Il faut donc en son vivant profiter au maximum de la vie en la rendant la plus agréable possible.
On peut rencontrer des oasis sur notre route, pas des oasis de verdure, mais des personnes qui remplissent le même rôle, c'est-à-dire avec qui on retrouve la fraîcheur de la personne qui nous rempli le cœur de joie et de bonheur pour au moins la journée et si possible les jours suivants.
Personnellement, j’en ai découvert plusieurs au hasard du chemin et je ne pourrai jamais les louanger assez tant elles m’ont apporté de bonheur dans ma vie de tous les jours. Comment aurais-je pu penser que des jeunes femmes comme celles là auraient pu être aussi gentilles avec un vieux bonhomme comme moi, c’était impensable. Maintenant, je ne peux pas dire que tous les jeunes n’aiment pas les vieux, mais il faut les trouver, il faut aller au contact, certes cela ne réussit pas avec tout le monde.
Avec qui et où peut-on rencontrer ces personnes ? C’est évidemment dans les occupations de la vie courante.
Exemple : je sors de chez moi, la route n’est pas très passagère en piétons et souvent ce sont des personnes qui baissent le nez pour ne pas vous voir. Il y a en face un groupe scolaire, de la maternelle au cm2. Des mamans viennent conduire et rechercher leur progéniture. Il suffit d’être présent aux heures de la rentrée et de la sortie. Un petit mot adressé aux bambins peut amener la maman à parler. Bien sûr, toutes ne mordent pas à l’hameçon, mais si on est un tout petit peu psy, on ne s’adresse pas à n’importe laquelle. Dans l’ensemble cela ne m’a pas trop mal réussi. Une de ces mamans est entrée dans ma vie. Nous la considérons comme une petite fille, elle est à nos petits soins lorsque c’est nécessaire. Nous avons d’ailleurs adopté toute la petite famille et nous, nous fréquentons régulièrement.
Il y a les promenades, mais là, ce n’est pas évident, les trois quarts des gens rencontrés ne disent pas bonjour ou ne répondent pas à votre geste de politesse et je ne pense pas que ce soit parce que nous sommes vieux, c’est plutôt par mentalité.
Il y a les courses, vous entrez chez un petit commerçant comme par exemple un boulanger et il y a plusieurs personnes :
- Bonjour Messieurs et Mesdames.
Rarement quelqu’un répond et même parfois, tout le monde se retourne pour regarder l’intrus. Ce n’est donc pas à la clientèle qu’il faut s’adresser.
Reste les patrons et les employés du commerce. Soyons psychologue pour ne pas se fourvoyer. Si je pense que j’ai une chance d’établir une bonne relation, il faut attaquer prudemment et d’une façon anodine. Si elle a un badge et que la chance veut que son prénom ne soit pas très courant, par exemple :
- Tiens ! Jenny, ce n’est pas très courant comme prénom.
Normalement, elle vous regarde gentiment en souriant et donne quelques explications et c’est parti. Tous les jours en venant au commerce vous l’appelez par son prénom elle en est bien contente, la glace est rompue, ça devient un plaisir de venir.
Mais, c’est dans les grandes surfaces que se trouve une pépinière de gentilles petites femmes et jeunes filles. Il faut saisir le petit rien qui se présente à votre esprit. Les petites caissières apprécient que l’on s’intéresse à elles, elles n’ont plus l’impression d’être des robots de caisse mais des êtres humains au même titre que les clients, elles en sont flattées.
Nous avons eu l’occasion d’aller au mariage de deux petites caissières. Evidemment, nous sommes bons pour la corbeille de fleurs, le petit cadeau à la naissance du bébé et au jour de l’an, mais c’est si agréable de voir parfois des gamines de moins de vingt ans venir vous faire la bise, tout comme les jeunes femmes mariées, de leur offrir un petit café à la buvette de la galerie marchande et de garder des contacts en dehors du commerce. Il en est de même avec toutes les employées de tous commerces à tel point que tous les jours il y a une grande chance de rencontrer une petite muse comme je les appelle, c’est du bonheur pour le reste de la journée.
Certaines disparaissent par non renouvellement du contrat mais au hasard des rencontres viennent faire la bise comme par le passé. Il y a même des étudiantes qui viennent comme caissières le samedi et pendant les vacances pour se faire de l’argent de poche ou payer leurs études, c’est très beau de leur part. dans l’ensemble elles mordent bien à l’hameçon.
A l’intention de toutes ces petites femmes j’ai composé un petit poème :