Des petits êtres différents des autres enfants
Ils sont là dans leur fauteuil roulant
Tout sourire gardant
En l’avenir espérant.
Ils sont là avec le visage de la gentillesse
A tout le monde un sourire adressent
Ils sont là au milieu d’une foule acquise à leur cause
Dans un décor grandiose
Pour relever un défi, vaincre la maladie
Et comme tout le monde avoir une vraie vie,
Pour eux c’est peut-être l’aurore qui blanchit le ciel
Sera-t-il complètement dégagé avant la nuit éternelle ?
O douleur ! pourquoi t’attaquer à ces petits êtres sans défense
Déjà que rien ne récompense
Cette frêle petite âme tu la ravages
Sur ce frêle petit corps tu te livres au pillage.
Que sont-ils à côté de tous ces enfants trop gâtés
Etouffant au milieu d’un monticule de jouets
N’en n’ayant jamais assez ?
Frappés par le sort
Conscients de leur sort
Confrontés à une réalité
Demandent seulement de pouvoir marcher
Courir, danser, jouer à la ronde
Tout comme les autres enfants du monde
Il faudrait extirper de leur corps ce monstre hideux
Et pourtant, et pourtant, ils paraissent heureux
Avec résignation assument leur handicap
Aucun signe de jalousie ne leur échappe.
Qu’ont-ils commis
Pour être ainsi punis ?
Captifs d’une maladie génétique
Rêvent sans doute à la charmante fée
Qui d’un coup de baguette magique
La maladie l’aura tuée.
Les décors, le cadran, les lumières ? miroir
En ce jour dans leurs yeux, l’espoir
Espoir que les chercheurs terrasseront
Ces affreux gênes avec les dons
Si on pouvait ne pas les décevoir.
On devient humble à souffrir
A tous donnent une leçon de stoïcisme
Savoir souffrir et sourire
Ne demandant qu’une chose : guérir
Devant leur cas font preuve de réalisme.