Il suffit de peu de chose
Pour en souffrir
Il suffit d’un petit quelque chose pour le faire partir
Seulement, le petit peu de chose
Revient trop souvent
Et le petit quelque chose plus rarement.
C’est s’enfoncer dans la nuit
Sans savoir si demain il fera jour,
Ainsi progresse l’ennui
Si personne n’accourt.
Une personne connue nous tourne la tête
Et tout de suite, c’est le peu de chose
Pour démoraliser est une cause
A en perdre la tête.
C’est éprouver un malaise
Dont on ne connaît pas la cause
Pour se retrouver à l’aise
Imaginer le petit quelque chose.
Le plus souvent, on ne sait pourquoi
Le mal a pénétré en soi
Soudain le coup de fil, une personne gaie
Coup magique de la bonne fée.
On en veut à tout le monde
Alors que personne n’en est responsable
On peste à la ronde
Au point d’en être désagréable.
Pour le chasser cet ennui,
Il n’y a pas de remède universel
Seule l’occupation saine de l’esprit
Peut agir comme le grain de sel.