Certains matins, à l’habituel supermarché
En franchissant l’entrée
En l’absence des préférées
Gisent des caissières au teint de déterré.
L’envie de parler avec elles
Vite s’envole à tire-d’aile
Hélas ! elles ne sourient guère
Recroquevillées derrière
Des caisses austères.
Comme tout va de paire
Les connaissances se terrent
Les autres ont toutes le même air
Celui de ne pas plaire.
Il suffirait de peu de choses
Pour que la vie soit autre chose
Un visage tout rose
Et un sourire qui chasse le morose.
Tourner dans le magasin
Au travers des humains
Une chance sur combien de trouver enfin
L’être qui ferait tant de bien.
Il faut se diriger vers la sortie
Pour retrouver la pluie
Oublier les invisibles amies
Faire face à cette chienne de vie
Lente agonie....