STEPHANIE
Tout a commencé par une anecdote, un jour où je n’avais pas de caissière préférée. Pressé, j’avise cette caissière affichant un visage sympathique, je me présente à sa caisse. Je lis Stéphanie sur son badge et c’est retenu. Arrive ce qui ne devrait pas se passer : au moment de payer, pas de porte monnaie dans ma poche et pourtant, j’ai fait mes comptes avant de partir, donc, je l’ai perdu. Obligé de dire :
- J’ai perdu mon porte monnaie, je vous demande de patienter, je vais demander celui de ma femme qui est assise sur le banc un plus loin.
Elle met mon sac de côté et continue son travail.
De retour, je peux la payer et de m’excuser
- Vous n’avez pas à vous excuser, cela peut arriver à tout le monde.
En arrivant à la voiture, si je suis monté dans l’auto avec le porte monnaie, il devrait être dedans. A force de chercher, Euréka ! Il était tombé de ma poche et glissé entre les deux sièges et bien enfoncé de sorte qu’il n’était pas visible mais que j’ai senti en passant la main entre les deux sièges.
Toute réflexion faite, je décide d’aller le dire à la caissière :
- Le voilà le vilain, il était tombé entre les sièges.
- Je suis bien contente pour vous.
Je n’étais pas très sur de la reconnaître, mais c’est elle qui un jour que je passais à proximité de sa caisse qui me lance avec un beau sourire :
- Vous n’avez pas perdu le porte monnaie ?
- Non, il est là (en montrant ma poche).
Et c’est comme ça que Stéphanie est venue s’ajouter à la liste de mes caissières.
Bon, je ne la vois pas très souvent mais le contacte dure.
Les « HORTENSE »
Est-ce qu’une vieille fille peut-être reconnue comme telle à première vue ? Il faudrait être un bien grand psychologue pour le faire. Mais, mes petits dons de psychologue m’ont permis de le soupçonner au premier contact. Elles sont charmantes, certes, mais, ce n’est pas un sentiment de rejet, non, pas du tout, mais, je sens que ces petites femmes dégagent quelque chose qui a tendance à repousser les avances d’un homme et de ce fait, la communication n’est peut-être pas plus difficile à passer, mais il y a comme un obstacle à l’intimité et les relations restent plus distantes, on hésite à se lancer. A faire des avances, on courrait à un risque peu être pas de rejet, mais d’incompréhension en somme.
Etant bien placé pour le savoir, je l’ai remarqué, à leur parler, à leurs gestes, d’une façon générale, à leur comportement. Il est très différent d’une jeune fille amoureuse, d’une femme mariée, d’une femme ayant des enfants.
Elles sont deux dans ce cas là. Elles sont très agréables, mais la conversation reste sérieuse et un peu figée.
NATHALIE
On peut dire qu’elle est mignonne, maintenant qu’elle sourit.
Je pense que, ayant repéré que je l’évitais pour aller toujours vers certaines caissières et pas elle, la jalousie s’était figée en elle.
Un jour, je décide de passer à sa caisse. Elle me dit bien bonjour, mais tout juste, c’est de l’expédié et je n’aime pas ça. Donc, plus de Nathalie.
J’ai l’habitude de passer à la boulangerie du magasin et un jour, une nouvelle employée se pointe avec les cheveux tombant sur le visage de telle sorte que j’ai de la peine à la reconnaître.
Tout d’abord :
- Tiens, une petite nouvelle.
- Non, je suis caissière (en rejetant les cheveux derrière sa nuque).
Et c’est à ce moment que je la reconnais, mais je ne l’avoue pas. Nous échangeons quelques banalités, mais quelque chose est changé dans son comportement.
Pour prouver ma bonne volonté, je suis passé à sa caisse et je suis reçu avec un si beau sourire qu’on ne peut rester indifférent.
De plus, elle me recherche, un gros sourire, un petit geste de la main si elle est un peu éloignée, des marques d’amitié. C’est mieux ainsi.
A suivre.