Ô ! Que le ciel est triste
En ce mois de Janvier
Que le regard est triste
Chez les gens gais l’été.
Le brouillard est comme une gaine.
Dans cette masse cotonneuse, empêtrés,
On ne peut le saisir pour l’écarter
Il est partout, et gêne.
Que fait Eole
Pour nous laisser dans cette geôle ?
Son souffle fort et continu
Aurait raison de l’intrus.
Le climat est suicidaire
Par ces temps d’hiver.
Quand la terre est dure comme fer
Il faudrait pouvoir hiberner, comme la vipère.
Que vaut la vie
Tous ces jours, en solitaire ?
N’est-ce pas une lente agonie
Avant d’aller sous terre.
Lorsque le soleil réchauffera ces vieux corps
Après avoir échappé au désastre,
Un peu d’espoir reviendra une fois encore
Et dans la vie reprendront leur place.