Le ciel s’assombrit,
Les pas sont plus hésitants
Les mouvements plus lents
La parole hésitante
La pensée fuyante.
On ne peut devant tous ces signes
Que se dire : ce sont de mauvais signes,
Combien de jours, de semaines, de mois, d’années
Peut-on lutter contre ce qui est la destinée.
C’est ce reste de chemin, à effectuer sans joie
Mais telle est la voie ;
Il faut l’accomplir sans regrets
Pour finir apaisé et discret ;
Au bout, c’est la mort
A chacun son sort.
Redouté de tous,
Ce long chemin tortueux, semé d’embûches
Où, à chaque pas trébuche,
C’est le destin de chacun,
Un jour, ce sera le dernier matin.
Languir, croupir, souffrir pour mourir,
Tout ce qui gâche la fin d’une vie
Alors qu’il serait si doux de partir
Dans l’euphorie.
Que de temps perdu.